Centrifugeuses de paillasse ROTINA 420 et 420 R Comparatif entre version standard et version réfrigérée pour des protocoles analytiques exigeants

Centrifugeuses de paillasse ROTINA 420 et 420 R Comparatif entre version standard et version réfrigérée pour des protocoles analytiques exigeants

Introduction

Dans les laboratoires d’analyses, de recherche appliquée ou de contrôle qualité, la centrifugation est rarement une simple étape mécanique : elle conditionne souvent la qualité de séparation, la reproductibilité des résultats et, dans certains cas, l’intégrité de l’échantillon. Lorsque les séries s’intensifient ou que les matrices deviennent plus sensibles, la question n’est plus seulement « quelle vitesse ? », mais aussi dans quelles conditions la séparation est réalisée, notamment sur le plan thermique et organisationnel.

Les centrifugeuses de paillasse ROTINA 420 et ROTINA 420 R de Hettich reposent sur une base technique commune, orientée vers la polyvalence. Elles se distinguent toutefois par un point décisif : la gestion de la température, inexistante sur la 420 et intégrée (réfrigération) sur la 420 R. Ce comparatif vise à clarifier ces implications de manière factuelle, afin d’aider un laboratoire à choisir la variante la plus cohérente avec ses usages réels.

Base technique commune aux deux variantes

Les deux modèles partagent les mêmes performances de centrifugation : 50 à 15 000 min¹ (réglage fin), une ACR maximale de 24 400 g, et des fonctionnalités de cycle adaptées à l’exploitation courante (mode continu et cycle de courte durée). Ils s’inscrivent dans une logique d’équipement de paillasse robuste, conçu pour travailler avec une gamme de rotors et d’adaptateurs afin de couvrir différents formats d’échantillons.

Cas d’usage et segments d’activité concernés

  • Laboratoires biomédicaux / recherche : séparation et préparation d’échantillons, lorsque la stabilité thermique peut devenir un facteur de variabilité.
  • Industrie et contrôle qualité : protocoles répétitifs, organisation en séries, exigence de reproductibilité.
  • Environnement et agroalimentaire : préparation d’échantillons avant analyses physico-chimiques, où la robustesse et la cadence priment, avec éventuellement une exigence thermique selon les matrices.

La version réfrigérée (420 R) devient pertinente dès que la température est un paramètre de maîtrise du protocole.

Avantages fonctionnels communs

Les deux variantes partagent une logique d’exploitation orientée fiabilité : performances de centrifugation élevées, réglages précis, et conception destinée à des cycles répétitifs. Elles répondent au besoin central des laboratoires : tenir la cadence tout en gardant une séparation reproductible, sans complexifier inutilement l’usage quotidien.

Tableau comparatif ROTINA 420 vs ROTINA 420 R (données constructeur)

* Une seconde ligne constructeur indique 84 kg / 117 kg pour la configuration associée au bloc « 100–127 V ».

Analyse critère par critère

1) Température : le vrai critère de choix
La ROTINA 420 R apporte une maîtrise thermique (–20 à +40 °C) qui devient déterminante lorsque la température influence la stabilité de l’échantillon ou la répétabilité du protocole. La ROTINA 420 reste adaptée dès lors que la température ambiante est compatible avec l’analyse et que la centrifugation ne nécessite pas de refroidissement.

2) Intégration au laboratoire : encombrement, énergie, contraintes
L’intégration de la réfrigération se traduit concrètement par une machine plus profonde et une puissance électrique plus élevée (1 850 VA contre 900 VA). Dans un laboratoire, cela implique d’anticiper l’emplacement, l’alimentation et la logique d’implantation, surtout si la centrifugeuse fonctionne en séries prolongées.

Scénarios d’usage binaires

Choisir la ROTINA 420 si…

  • la température n’est pas un paramètre critique du protocole,
  • l’objectif est une centrifugation performante avec une intégration plus simple (900 VA),
  • l’exploitation se fait dans un environnement où l’ambiant est maîtrisé.

Choisir la ROTINA 420 R si…

  • la stabilité thermique doit être maîtrisée (–20 à +40 °C),
  • la reproductibilité inclut un critère de température,
  • l’infrastructure accepte la contrainte énergétique (1 850 VA) et l’encombrement.

Conclusion & accompagnement DISLAB

Les ROTINA 420 et 420 R reposent sur un socle commun de performances (15 000 min¹, 24 400 g), mais se distinguent par la maîtrise thermique et les contraintes d’intégration qu’elle entraîne (puissance, profondeur, poids). Le bon choix dépend donc d’un arbitrage simple : température maîtrisée nécessaire ou non. DISLAB peut accompagner cette analyse à partir de tes protocoles et contraintes d’implantation, afin de sélectionner la variante la plus cohérente.

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